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  • Nous ne sommes pas des tarentes
    Vous connaissez l’abréviation FFF, pour Fight, Fly and Freeze (Combat, Fuite, Sidération), qui sont les réactions innées et spontanées de survie de notre système nerveux. Ces réactions sont codées profondément dans notre génome, pilotées par notre système nerveux sympathique (SNS) et nous permettent, par le largage instantané de neuro transmetteurs, d’avoir une réaction physiologique adaptée (musculaire, sanguine et même immunitaire et psychologique) dans des situations d’urgence, de façon inconsciente et spontanée. Se battre, fuir ou se sidérer. Réactions de survie normales, forgés par des millions d’années d’évolution et de sélection naturelle, que nous partageons avec les lézards, les tortues et … Lire la suite
  • Il n’y a pas de monde d’après : Clair (7/7)
    Si nous sommes à ce point fascinés par les tragédies, les fictions, les séries, de l’Yliade et l’Odyssée au Comte de Monte Cristo, de James Bond à Game of Thrones, c’est par ce que les grandes sagas nous ressemblent. Nous sommes tout à la fois l’enfant perdu, celle qui le sauve, celui qui guette tapis dans l’ombre, celle qui pleure, celui qui se venge, celle qui séduit et celui qui tombe. Ho bien sûr, nous avons nos personnages favoris, nos héros et d’autres qu’on méprise, des oubliés, jetés dans des culs de basse fosse. Mais au final, nous ne sommes … Lire la suite
  • Il n’y a pas de monde d’après : Comment (6/7)
    Dans les vestiges sidérés de Pompéi, on ne trouve pas d’idées, pas de concepts, aucune opinion, pas un Dieu, nul rêve et aucun savoir. En revanche, il y a des amphores, des couteaux, des tessons d’assiettes, des fresques, et des restes de femmes et d’hommes figés en train de faire la vaisselle, ou de graver un morceau de bois. Depuis les débuts de l’aventure humaine, n’y a pas d’hommes sans objets. Homo « sapiens » bricole le monde, il aménage le réel, et c’est depuis les traces de son activité, et seulement à partir de celles-ci, que l’archéologue et l’historien inventent les … Lire la suite
  • Il n’y a pas de monde d’après : Vifs (5/7)
    Peu à peu, la vie a pris des formes distinctes, différenciées, élégantes, jaillies de la soupe première des uni cellulaires. Des bactéries, des méduses, bientôt des plantes et des algues. Plus tard, au cœur de la biodiversité, est apparue notre lignée. L’un des premiers hominidés connus est Toumaï, un petit tchadien né il y 7 Millions d’années. Nous descendons de lui et de ses frères et sœurs. Vous, moi, Lady Gaga et Kim Jon Un sommes les enfants de Toumaï de la 350 000 ème génération. Si une génération durait une seconde, la saga des hominidés durerait un peu plus … Lire la suite
  • Il n’y a pas de monde d’après : Présence (4/7)
    Patience est le nom, et patient l’adjectif. D’un homme qui a de la patience (nom) on dira qu’il est patient (adjectif). Cela vaut pour nombre d’autre groupes nominaux. La clémence est ce que montre une personne clémente par exemple. De même, une professeure a de la pertinence quand ses propos peuvent être qualifiés de pertinents, etc. Jusqu’ici, c’est assez facile à comprendre. Mais alors, de quoi la présence est-elle le nom ? En toute logique, avoir de la présence, ce serait être présent. Si je rentre dans une salle, qu’il y a dix convives, tout le monde semble être là, ici … Lire la suite
  • Il n’y a pas de monde d’après : Ménager (3/7)
    Ça s’est passé à la fin du XIXè siècle en Europe quand le marchand de Manchester a supplanté le chevalier et le curé. Victoire définitive du Tiers État, par KO, sur la noblesse et le clergé. Désormais, on pourrait dépasser la morale, et le sang. A la place, on se mit à compter, à mesurer, à organiser et à commercer. Après quelques massacres retentissants et parfaitement bien gérés au XXè siècle, on remplaça peu à peu les champs de bataille par une guerre économique perpétuelle. États Nations contre États Nations, Entreprises contre concurrents, secteurs contre secteurs. Homme contre Terre. Dans … Lire la suite
  • Il n’y a pas de monde d’après : Vulnérable (2/7)
    Ayant oublié que nous sommes des vertébrés, nous croyons que si nous ne pouvons devenir doryphores, nous seront poulpes (au passage, c’est mal connaître l’intelligence des poulpes, mais là n’est pas la question). La vérité est que nous craignons les formes molles, tendres, sans prise, que nous les croyons fragiles et exposées. Alors, par crainte d’attendrissement, nous préférons nous fabriquer des carapaces. Et plus dures sont les coups, réels ou symboliques, que nous croyons recevoir, et plus nous épaississons notre cuirasse. Or, ni le poulpe ni le doryphore n’ont conscience de leur vulnérabilité, ce qui est l’apanage d’une certain type … Lire la suite
  • Il n’y a pas de monde d’après : Gentille (1/7)
    Pour commencer, essayez de ne pas visualiser un éléphant rose. De ne pas voir sa trompe et ses grands yeux et ses oreilles roses. Et de constater que c’est impossible. Notre esprit renforce ce contre quoi il lutte et révèle ce qu’il voudrait cacher. Et à présent, selon le même principe, quel mot voyez vous, en lisant ceci : non-violence. Et celui-là : bienveillance. Violence, Veillance. Pauvre bienveillance, coincée entre la surveillance panoptique d’un « BigBrother » et la sousveillance des  « Little Sisters », nos milliers de petits micros et de petites caméras. Décidément non, ça ne va pas. Comme pour l’éléphant rose, on repousse … Lire la suite
Semez !